Xavier Martayan fait dès 1997 ses premières armes à la SACERà Strasbourg. Très vite, à l’issue de deux années au cours desquelles, comme technicien, il découvre l’Opéra National du Rhin, il se passionne pour la lumière de théâtre.

Une nouvelle spécialité à laquelle il se forme en collaborant avec les compagnies du CNR de Strasbourg. Il signeses premières créations à partir de 2000 sur des pièces classiques: le Médecin malgré lui, l’Avare, le Malade Imaginaire, Tartuffe, les Précieuses Ridicules, les Liaisons Dangereuses, le Mariage de Figaro, les Fourberies de Scapin, Macbeth, Richard III….

Il aime se frotter à la diversité des styles et des personnes. Sa rencontre avec Catherine Javaloyes du Talon Rouge l’amène à l’éclairage de pièces contemporaines : Mad about the boy, Mon Amour, Petites Pauses Poétiques, la Grammaire des Mammifères, la Campagne, Hippolyte, Après la fin.. Il se distingue par son style à la fois épuré et efficace, avec une volonté constante : donner par sa lumière une autre dimension au texte, celle du ressenti, en soulignant l’émotion qui se dégage de la mise en scène et du jeu des acteurs.

Par ailleurs il multiplie les collaborations, avec des compagnies aussi diverses que Les Acteurs de Bonne Foi, Plume d’éléphant, les Arts Scéniques, Calamity Jane, ou la Claque.

Une nouvelle aventure commence en 2016 pour Xavier Martayan avec l’Atelier du 1er acte de Lionel Courtot. Il signe les lumières du Crépuscule, et sa rencontre alors avec Philippe Girard et John Arnold le pousse à repenser son objet comme élément dramaturgique à part entière : la lumière active, dynamise et instaure avec le plateau une relation nouvelle, dans laquelle un dialogue se crée avec les acteurs.Le Crépuscule est actuellement à 68 représentation, avec 20 représentations à la Cartoucherie de Vincennes En 2018, la collaboration se poursuit avec Le vent de Mai, pièce chorégraphique.

Mais au-delà du théâtre, ce sont tous les types de spectacles vivants qui l’intéressent: il conçoit aussi des éclairages pour la danse Buto avec Masaki Iwana et Dominique Starck.

Ses compétences d’éclairage architectural, au terme de 10 années de collaboration avec Daniel Knipper sur la mise en lumière estivale de la Cathédrale, l’amènent à travailler avec Motus Module-danse aérienne sur leurs performances (Palais des fêtes, Cathédrale de Strasbourg).

Il collabore aussi très régulièrement avec le Conservatoire de Strasbourg, et signe la création Bach Dansé à Bayreuth en 2018.

Par ailleurs il propose un travail autour de la théâtralisation de la musique : avec Radio Bagdad sur Noces Bayna à l’Institut du Monde Arabe, et avec Hayet Ayad, sur les Chants de la Tassaout. Il s’engage également sur des oratorios (Saint-Vincent de Paul en la Cathédrale de Strasbourg), des opérettes (la Périchole, Orphée aux Enfers pour la compagnie Opéra Piano, les Brigands, la vie Parisienne avec la compagnie, les Mousquetaires au couventpar la Cie Gaités lyriques.

Il se frotte même à la comédie musicale avec Babel, au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg.

Depuis 2000, il participe chaque année au festival international de musique contemporaine Musica.

Depuis 2016 il participe à la Revue Scoute, dont il signe les lumières.

Spécialiste polyvalent, Xavier Martayan aime les défis : c’est ainsi par exemple qu’il développe, avec Richard Caquelin et sa compagnie Ecuidess, l’éclairage de spectacles aquatiques comme les Femmes cygnes (Bains Municipaux) ou PÔlaire, Origine, du Ballet Nautique de Strasbourg.

En 2012 sa rencontre avec le scénographe et muséographe Alexandre Fruh (Atelier Caravane) l’amène à se former à la lumière muséographique. Il met en lumière des expositions : Rêve de voyage – Haguenau 2015, Bijoux d’artistes – Paris 2012, Austrasie au Musée National d’Archéologie, Lorrains sans frontières au Musée National de Nancy, ou encore au Musée d’Histoire de Luxembourg.

Riche de ces expériences multiples, il assure régulièrement depuis 2017 des workshops auprès des élèves scénographes de la Haute Ecole des Arts du Rhin.